Laurie-Anne Estaque copie et recopie, décalque, représente et reproduit. Dessine des signes, brode des repères. Elle pâte à modèle les balises étatiques, dogmatiques et poétiques du monde. Tisse les slogans, aquarellise les symboles, gouache les produits, tape le dictionnaire et coca colise les marques. Elle exécute les points de repères en les brodant, s’applique à la critique avec lenteur.
Durant sa résidence, l’artiste a abordé le territoire sous l’angle du paysage touristique. À côté, au-delà ou en dehors du château de Chambord, qu’est-ce que le territoire touristique du Grand Chambord ? Comment est-il construit, quels sont les symboles, les icônes, les signes qui le caractérisent ?
L’exposition Visite guidée présente les œuvres réalisées in situ dans l’échange avec les habitants : cartes postales recouvertes au marqueur noir, dépliants touristiques aquarellés, enquête cartographique, pièces sonores, etc.
En contrepoint, une sélection de travaux antérieurs est également exposée, qu’il s’agisse des séries au long cours dans lesquelles s’insèrent les œuvres réalisées en Grand Chambord, ou de pièces créées au singulier qui disent à leur manière quelque chose du sujet traité ici
L’exposition se déroule du 13 juillet au 21 septembre 2025
Laurie-Anne Estaque
Laurie-Anne Estaque pratique le dessin, la broderie et la sérigraphie. Originaire de Felletin dans la Creuse, elle consacre son travail artistique à des thématiques récurrentes par l’utilisation de signes étatiques ou économiques (logos, drapeaux etc.). Elle s’implique également dans des projets associatifs (autour de notions liées à l’espace public), et collectifs avec L’Atelier de géographie populaire du Plateau de Millevaches qui développe des ateliers de cartographie avec les habitants.
Depuis plusieurs années, elle mène un travail de « prises de notes graphiques » pour différents groupes de recherche. Certaines de ses œuvres ont intégré le fonds du Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine. L’artiste développe également un projet intitulé « Les enquêtes cartographiques » qui se matérialise par de grands dessins réalisés à la gouache. Ces dessins tentent de brosser une vaste fresque à travers l’histoire, le droit, la justice, le travail, le commerce. Ils sont autant d’interprétations cartographiques d’ouvrages, de voyages ou d’histoires grandes et petites.






